18/19/20 septembre 2026
Association Notre-Dame des Champs, 92 bis, Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris et en visioconférence.
Écouter la souffrance des enfants et des adolescents, et bien souvent le tragique des existences, nous incombe cliniquement, et nos capacités d’empathie ont à sous-tendre l’inévitable travail du contre-transfert qui conditionne la possibilité d’une aide authentique. Parfois les souffrances psychiques du patient, avec leurs composantes corporelles, semblent bien consécutives à des traumatismes présents et/ou passés. Le processus contre-transférentiel allie alors l’affect à l’analyse des ambivalences et de leurs déplacements transférentiels. Mais parfois le patient semble générer lui-même les marques du tragique, les agit, répétant de semblables douleurs, psychiques et corporelles. Le travail contre-transférentiel navigue bientôt dans les méandres des sadismes, des masochismes, des désintrications, de la destructivité alors à l’œuvre.
Déroulé du weekend
Vendredi 18 septembre 2026 de 21h00 à 23h00
Julia Flore Alibert (SPP SEPEA)
Discutée par Véronica Sandor (SSP/SEPEA)
Les perles de séances avec les enfants : comment transformer le tragique de l’existence en créativité de vie.
Julia Flore Alibert.
Samedi 19 septembre 2026 : 09h00-12h00 et 14h00-17h00
Huit ateliers cliniques en groupe
Dimanche 20 septembre 2026 de 09h00 à 12h00
Julie Augoyard et Catalina Bronstein
Table ronde avec Julie Augoyard (SPP SEPEA) et Catalina Bronstein (SPB SEPEA)
« Porter » le désespoir dans le contre-transfert : une gestation douloureuse.
Julie Augoyard
Le contre-transfert, instrument (H. Racker, P. Heiman) indispensable du travail thérapeutique, comporte aussi une charge dont l’analyste/thérapeute est l’objet : il incombe à ce dernier de « porter » les émotions, sensations, angoisses provenant de la communication inconsciente avec le patient, y compris la part de négativité muette et obstruante. Par ailleurs, l’impact de l’Infantile du patient sur le sien sera source d’intuition et de taches aveugles.
Dans certains cas marqués par le tragique, le « champ analytique » est miné par des objets mortifères, des projections identificatoires pathologiques ou des enkystements destructeurs.
Je me pencherai sur la situation clinique vécue avec Ada, de ses 12 ans à ses 16 ans. La thérapie avec cette jeune fille est traversée d’agirs corporels comme solution masochique au désespoir, d’intrusions parentales dans le cadre, de répétitions des traumatismes familiaux. Mes éprouvés d’angoisse, de douleur, d’impuissance et de culpabilité, ont fait de cette thérapie avec Ada un périple interne rempli d’ombres mais aussi, finalement, de lumières.
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Avatars de la douleur : attaquer le corps à l’adolescence.
Catalina Bronstein
Désignant depuis toujours le corps et le psychisme, la douleur peut être à la fois redoutée et bienvenue. Mais elle peut aussi apparaître comme un mystère, notamment lorsqu’elle surgit sans explication apparente au cours d’une séance, exerçant une certaine pression sur l’analyste pour qu’il en suive ses avatars, dans l’espoir d’en déchiffrer la raison d’être.
Je me concentrerai sur les différentes formes de douleur présentes dans la rencontre clinique avec une adolescente de 19 ans, sur la manière dont elles se sont articulées à travers son masochisme, et sur la façon dont elles se sont vécues dans la relation analytique à travers le processus de transfert-contre-transfert.
Les « Weekends » et les « Samedis» de la Sepea sont ouverts aux psychothérapeutes qui le souhaitent, sous réserve d‘un entretien préalable avec un membre de la Sepea. Conférences ouvertes aux praticiens du soin et aux étudiants.
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Inscriptions via le site bientôt disponible
Tarifs & Inscription
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